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Des gens, des tronches, des tranches de vies, des bouts d’histoires, des solitudes, des perditions, des fureurs, des rêves, des tendresses, des questions, beaucoup de questions...
- C’est le monde de LEXA, un mordu de BD, fou de musique, qui a grandi au milieu des crayons et des pinceaux de son père artiste-peintre. Très vite il invente son univers, auquel il mêle les images rapportées de voyages au Brésil, au Maroc.
Présent lors des premiers rendez-vous des Quais aux Arts, il expose à Strasbourg pendant de nombreuses années. Attiré par les Suds, Lexa s’installe dans le Lubéron, à Ménerbes. C’est là qu’il vit, travaille et expose depuis bientôt 7 ans. - Dans la « peinture narrative » de LEXA, il y a toujours quelque chose qui dépasse, qui s’en va plus loin, dans l’histoire d’à côté. La fumée des cigarettes ou celle d’un bateau qui part dans l’horizon, un décolleté malin, une fleur entortillée… Une confrontation entre aplats et volumes, entre scènes d’ensemble et gros plans, entre illustration et narration. Des personnages précis, soulignés, parfois cadrés dans une mise en scène resserrée, quelquefois découpés en multiples bouts d’images, le tableau est chaque fois ludique et unique.
Ça n’est pas exactement une représentation du réel, ni celle d’un modèle en particulier, mais une interprétation inspirée de la vie toute entière. LEXA peint sur du bois, il découpe la planche en fonction du dessin : chaque tableau possède ainsi sa propre forme. Certains tableaux, construits comme des décors façon théâtre, naissent d’un objet chiné ou récupéré. Ils servent de déclencheurs à l’invention d’une nouvelle scène, l’objet et la situation sont détournés de leur sens premier. Il y a alors quelque chose de précieux, comme un luxe, à passer des heures entières à faire les tableaux, une certaine jubilation dans le geste artisanal et l’apparition d’une peinture joueuse…
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